9 mars 2022

Plan antichute des personnes âgées : de quoi parle-t-on ?

En France, on compte 6 millions de personnes âgées de 75 ans et plus… Elles seront 8,4 millions en 2030. Il est donc nécessaire de mettre en place des mesures fortes pour prendre soin des seniors dans les années à venir. L’une d’entre elles, annoncée le 21 février 2022 par Brigitte Bourguignon (ministre déléguée chargée de l’Autonomie) et Olivier Véran (ministre des Solidarités et de la Santé), se concentre sur les chutes des personnes âgées. Il s’agit du plan antichute des personnes âgées.

Construit autour de 5 axes, dont l’un abordant une meilleure accessibilité à la téléassistance, il vise à réduire de 20% les taux de mortalité ou d’invalidité suite à une chute chez les plus de 65 ans d’ici 2024.

Pourquoi lancer un plan visant à diminuer le nombre de chute de seniors en France ?

Il existe 2 raisons principales à la mise en place du plan antichute par le gouvernement :

  • Les chutes représentent la 1ère cause d’accident mortel chez les plus de 65 ans. Chaque année en France, 1 senior sur 3 en est victime. Elles entrainent plus de 100 000 hospitalisations et 12 000 décès. D’une manière générale, et surtout lorsque la personne est victime d’un syndrome post-chute, elles peuvent laisser des séquelles psychologiques ou physiques. Les chutes peuvent également être à l’origine d’une perte d’autonomie et/ou d’un isolement social.
  • Les chutes ont un coût pour la société estimé à 2 milliards d’euros, dont 1,5 milliard pour l’Assurance maladie. Il s’agit d’un budget conséquent pour la collectivité qui pourra être allégé grâce à des outils de prévention des risques de chutes.

Quels sont les axes présentés dans le plan antichute des personnes âgées ?

Dévoilés au 1er trimestre 2022 par Brigitte Bourguignon à l’occasion de son déplacement à Toulouse, ces 5 axes vont s’appuyer sur des dispositifs existants. L’objectif de ce plan antichute ? Les rendre plus accessibles.

  • Axe 1 : repérer les risques de chutes et alerter

Ce 1er axe vise à mieux informer et sensibiliser à grande échelle sur cet enjeu de santé majeur. Le public à atteindre est composé de toutes les personnes concernées de près ou de loin par les risques de chutes : les personnes âgées, leurs aidants, les collectivités, les professionnels des secteurs de la santé, du social et du médico-social, etc. L’une des actions menées consistera notamment à mettre à disposition des fiches sur les profils des « chuteurs » et les 5 signes « avant-chuteurs » pour favoriser le repérage.

  • Axe 2 : aménager son logement pour éviter les risques de chute

Ce second axe du plan antichute vise à favoriser l’autonomie en adaptant le logement. Ceci passera par le déplacement d’équipes mobiles au domicile de la personne âgée. Celles-ci disposeront d’outils d’identification des risques et d’évaluation de la perte d’autonomie. Ainsi, elles exprimeront des préconisations sur l’aménagement du logement du senior via notamment des aides techniques. En plus, les personnes âgées pourront bénéficier d’une aide financière via le dispositif « Ma Prime Adapt’ ».

  • Axe 3 : des aides techniques à la mobilité faites pour tous

Ici, il s’agit de préserver sa mobilité ou de la retrouver suite à un retour d’hospitalisation par exemple. Le gouvernement propose donc au sein de son plan antichute un accompagnement pour choisir l’aide technique la plus adaptée. En plus, ces aides seront remboursées intégralement. Enfin, les personnes ayant été hospitalisées suite à une chute bénéficieront d’un programme de rééducation personnalisé lors de leur retour à domicile.

  • Axe 4 : l’activité physique, meilleure arme antichute

En présence de Roxana Maracineanu (ministre des sports), Brigitte Bourguignon a indiqué qu’une autonomie préservée passe par la pratique d’une activité sportive. Ainsi, le recours à l’activité physique adaptée (APA) sera encouragé et les collectivités, comme les CCAS, pourront accueillir ces programmes d’activité adaptés. Enfin, un « panier de soins » sur la prévention des chutes entrera en expérimentation en 2022. Son objectif : coordonner l’intervention d’un professeur en APA, d’un diététicien et d’un ergothérapeute.

  • Axe 5 : la téléassistance pour tous

Enfin, dernier axe de ce plan antichute, un focus est fait sur la téléassistance senior. Les technologies, et en particulier la téléassistance, sont reconnues depuis de nombreuses années pour favoriser le maintien à domicile et surtout alerter rapidement en cas de chute. Un atout qui permet de diminuer les risques de séquelles consécutives à un temps trop long passé au sol. L’accès à la téléassistance sera facilité grâce aux aides financières qui permettront de réduire considérablement la part financée personnellement par le senior. En parallèle, des études ayant pour objectif de déterminer précisément l’efficacité de la téléassistance et des nouvelles technologies dans la prévention des chutes seront menées en lien avec la CNSA.

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Quel est l’objectif du plan antichute instauré par le Gouvernement ?

Avec plus de 8 millions de personnes âgées en 2030, le vieillissement de la population et le maintien à domicile deviennent des enjeux majeurs de santé. La chute représente la 1ère cause d’accident mortel chez les seniors. Son coût pour la société française est estimé à 2 milliards d’euros. C’est pourquoi, avec ce plan antichute, l’objectif du Gouvernement est de baisser de 20% les taux de décès et d’invalidité consécutifs à une chute d’ici 2024.

Quels sont les 5 axes du plan antichute des personnes âgées ?

Lors de son déplacement à Toulouse en février 2022, Brigitte Bourguignon, alors Ministre déléguée chargée de l’Autonomie, a dévoilé les 5 axes du plan :

  • Repérer les risques de chutes et alerter ;
  • Aménager son logement ;
  • Des aides techniques à la mobilité faites pour tous ;
  • Encourager l’activité physique ;
  • La téléassistance pour tous.