3 septembre 2021

Vidéosurveillance Alzheimer : la seule réponse pour le maintien à domicile ?

La maladie d’Alzheimer bouleverse le quotidien des personnes âgées qu’elle touche. Troubles du comportement, déficience de la mémoire, désorientation (dans le temps et/ou l’espace), oublis… Ces symptômes et manifestations d’Alzheimer complexifient grandement la gestion des seniors atteints de cette maladie. La vidéosurveillance Alzheimer vient répondre aux besoins de sécurité des personnes âgées les plus fragilisées. Néanmoins, elle soulève une question sensible, et même éthique : la vulnérabilité d’une personne ayant Alzheimer justifie-t-elle qu’on la prive d’intimité, voire de son autonomie au quotidien ? Y a-t-il d’autres solutions ?

Les problématiques posées par la maladie d’Alzheimer

Plus de 900 000. C’est le nombre de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer en France, selon la Fondation pour la Recherche Médicale. En 2040, il y aura 2,1 millions de personnes âgées de plus de 65 ans qui risquent d’être touchées par Alzheimer. Un constat alarmant face à cette maladie neuro-dégénérative provoquant amnésie (perte de mémoire), agnosie (difficulté à reconnaître des éléments tels que des visages, des objets ou des goûts familiers), aphasie (troubles pour s’exprimer et comprendre le langage) et apraxie (troubles pour effectuer des gestes physiques).

Alzheimer est donc synonyme de perte d’autonomie (totale ou partielle) pour les seniors qu’elle affecte. Pour les patients dont les séquelles restent modérées, il est possible qu’ils demeurent à leurs domiciles. Mais cela nécessite des aménagements du logement, ainsi qu’un accompagnement personnalisé.

Un malade touché par Alzheimer risque plus facilement de faire des chutes. Il peut aussi se mettre en danger en oubliant d’éteindre le gaz ou en ingérant des produits ménagers toxiques. Par ailleurs, il est fréquent que des personnes atteintes d’Alzheimer soient retrouvées dans la rue, sans savoir ce qu’elles font là. Les problématiques de santé posées par Alzheimer sont très nombreuses. Il est difficile de toutes les anticiper pour garantir la sécurité du senior et des personnes proches.

La vidéosurveillance : une solution à ces problématiques ?

Malheureusement, toutes les « parades » mises en place au domicile d’une personne atteinte d’Alzheimer peuvent s’avérer insuffisantes. Pour que ses proches ou des personnes qualifiées puissent garder en permanence un œil sur elle, il existe des solutions de vidéosurveillance Alzheimer (aussi appelées caméras de surveillance Alzheimer).

Le principe est relativement simple : une caméra filme en continu la personne âgée afin que ses proches s’assurent qu’elle se porte bien. Certains appareils de surveillance pour personnes âgées à distance sont équipés d’une fonction communication, afin de pouvoir dialoguer depuis n’importe où. À l’aide d’un micro et d’un haut-parleur intégrés, il vous est ainsi possible de communiquer à distance avec l’aîné en question. Les caméras étant des objets fixes, il vous faudra sans doute en installer dans toutes les pièces de la personnes âgée dépendante.

Certains dispositifs de surveillance de personnes âgées à distance fonctionnent de la même manière que les babyphones pour enfants. Parfois appelés babyphones pour seniors, ces appareils vous donnent la possibilité de faire plusieurs choses simultanément, sans devoir surveiller en permanence la personne atteinte d’Alzheimer.

La vidéosurveillance Alzheimer est un atout pour contrôler les déplacements et les gestes du malade dans sa vie quotidienne, notamment pour vérifier qu’il n’est pas en danger. Pour autant, son caractère intrusif est sujet à débat. Car la télésurveillance est bien souvent synonyme de privation d’intimité. À chacun de mettre le curseur où il le désire, en fonction des besoins et de l’état d’avancement de la maladie d’Alzheimer pour la personne concernée.

Alzheimer : qu’en est-il de la téléassistance médicale ?

La vidéosurveillance pour personne âgée n’est pas la seule option pour pallier une partie des problématiques engendrées par Alzheimer. À ce titre, la téléassistance (ou téléalarme) est une solution des plus intéressantes. Dépourvue de système de caméra de surveillance, elle s’avère plus respectueuse de la personne, en lui permettant davantage d’intimité dans sa vie privée.

Attention pour autant, la téléassistance médicale ne garantit pas une sécurité à 100 % contre les problématiques de santé engendrées par la maladie d’Alzheimer (tout comme la vidéosurveillance d’ailleurs). Elle sert surtout à éviter que la personne âgée ne reste au sol après une chute ou en difficulté après une crise (par exemple en étant perdue à l’extérieur de son domicile). En cas de danger, le malade a en effet la possibilité d’appeler à l’aide afin d’être secouru.

La téléassistance pour personnes atteintes d’Alzheimer est conçue pour sécuriser le maintien à domicile de ces personnes vulnérables. Elles ont alors la possibilité de vivre en toute autonomie et intimité. En cas de besoin, il leur suffit de presser un bouton d’appel pour être mis en contact avec un opérateur téléphonique dédié.

Voici comment fonctionne un dispositif de téléassistance:

  • La personne atteinte d’Alzheimer appuie sur le bouton d’appel en cas de problème : quelle que soit la situation (malaise, crise, chute, etc.), l’appel est émis d’une simple pression sur le bouton d’appel de l’émetteur. Situé au poignet ou autour du cou du senior, ce bouton émet l’appel sans devoir composer un numéro de téléphone.
  • Un professionnel lui répond très rapidement : situé dans un centre d’appel spécialisé, cet opérateur prend en charge le malade afin de comprendre son problème. En parallèle, il consulte le dossier de santé de la personne.
  •  L’opérateur trouve la solution appropriée : après avoir rassuré la personne atteinte d’Alzheimer, il prévient l’un de ses proches (habilité à se rendre chez elle) ou les services de secours en cas de problème nécessitant leur intervention. Dans tous les cas, le professionnel reste en relation avec le senior jusqu’à l’arrivée des personnes qui vont prendre le relais sur place.

Téléassistance ou vidéosurveillance Alzheimer : une présence humaine indispensable

À l’heure actuelle, aucune technologie ne peut remplacer une présence humaine, en particulier lorsque l’on parle d’un malade atteint d’Alzheimer. Que ce soit la téléassistance ou la vidéosurveillance Alzheimer, chaque système a ses limites. Pour la téléassistance, la difficulté est que la personne pense à porter et à garder le dispositif sur elle. Elle doit aussi pouvoir prendre l’initiative d’appuyer sur le bouton d’appel en cas de besoin. C’est pourquoi la téléassistance est plus indiquée pour les personnes atteintes d’un Alzheimer « léger ».

Outre leur caractère intrusif, les caméras de vidéosurveillance ont-elles aussi leurs limites face aux personnes lourdement atteintes. Pour les malades les plus dépendants (physiquement et mentalement), aucun système n’a prouvé son efficacité à 100 % à l’heure actuelle. L’idéal reste de toujours avoir un aidant aux côtés de ces personnes : la présence des aides à domicile, des proches et du personnel médical reste la meilleure solution.

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Quelles sont les différences entre la vidéosurveillance et la téléassistance ?

Le fonctionnement de la vidéosurveillance Alzheimer est simple : une caméra filme en permanence le senior afin que ses proches s’assurent que tout va bien. Certains dispositifs sont équipés de micros et de haut-parleurs pour pouvoir dialoguer à distance. Moins intrusive, la téléassistance consiste à mettre à la disposition du malade un bouton d’appel (via un pendentif ou un bracelet). En cas de danger, il lui suffit de presser ce bouton pour être mis en relation avec un professionnel qui traitera son problème.

Quelle est la meilleure solution pour faire face aux problématiques posées par Alzheimer ?

Que ce soit la téléassistance ou la vidéosurveillance, chaque système a ses limites pour gérer efficacement les dangers auxquels est exposée une personne atteinte d’Alzheimer. Même si ces outils peuvent aider, la meilleure option réside dans la présence humaine (proches, aides à domicile, professionnels de santé).