Abattement forfaitaire retraités 2026 fonctionnement, montants et impact sur vos impôts
Chaque année au printemps, la campagne de déclaration de revenus ramène les mêmes questions : mon impôt va-t-il augmenter ? Mon abattement est-il toujours là ? En 2026, la réponse est claire, et plutôt rassurante. L’abattement forfaitaire pour les retraités en 2026 reste en place, sans plafonnement réduit ni remplacement par un forfait fixe. Ce que vous aviez l’an dernier, vous l’avez encore. Reste à savoir précisément ce que ça représente pour votre foyer, et si vous pouvez bénéficier d’avantages supplémentaires selon votre situation.
Parce qu’une bonne lecture de votre fiche fiscale, c’est aussi une façon de mieux piloter votre budget au quotidien, y compris pour financer des services à la personne, comme la téléassistance, éligibles au crédit d’impôt.

L’essentiel de ce guide :
- L’abattement de 10 % sur les pensions de retraite, faisant partie des aides financières pour les seniors, est maintenu intégralement en 2026.
- Le second avantage fiscal existe pour les retraités modestes de plus de 65 ans a été revalorisé de 0,9 % en 2026.
- Ces deux mécanismes sont cumulables, ce qui peut permettre à certains foyers de rester non imposables.
- Les retraités proches des seuils de revenus doivent rester vigilants : une revalorisation de pension peut entraîner une perte partielle ou totale de l’abattement spécial.
- Des outils gratuits (impots.gouv.fr, CAF, MSA) permettent de simuler sa situation fiscale avant la déclaration de revenu
En résumé : ce que vous devez retenir sur l'abattement 2026
Deux avantages fiscaux s’appliquent automatiquement sur les pensions en 2026. Le premier concerne tous les retraités sans exception. Le second s’adresse aux seniors aux revenus modestes. Tous deux sont maintenus, revalorisés et cumulables.
Le projet du gouvernement de remplacer l’abattement de 10 % par un forfait fixe de 2 000 euros n’a pas survécu au vote de l’Assemblée nationale. Le 13 novembre 2025, les députés se sont prononcés contre cette réforme à 213 voix contre 17, formant une coalition transpartisane rarement vue sur un sujet budgétaire. Le budget 2026 a ensuite été adopté via le 49.3 en janvier sans cette mesure : une actualité fiscale qui a rassuré des millions de retraités en France.
Pour les revenus 2025 que vous déclarerez au printemps 2026 :
- L’abattement de 10 % sur les pensions reste en vigueur, avec un minimum de 454 euros par pensionné et un plafond de 4 439 euros par foyer ;
- L’abattement spécial pour personnes âgées ou invalides modestes (article 157 bis du CGI) est maintenu et revalorisé de 0,9 % ;
- Les deux mécanismes se cumulent.
Qu’est-ce que l’abattement forfaitaire sur les pensions de retraite ?
Ce mécanisme existe depuis la fin des années 70, créé sous le gouvernement Raymond Barre, en miroir de la déduction forfaitaire pour frais professionnels des salariés. Concrètement, il réduit le montant de vos pensions déclaré au fisc avant le calcul de l’impôt. Ce n’est pas une prime versée, ni un crédit remboursable : c’est une réduction directe de la base imposable.
Il s’applique sans aucune démarche de votre part, sans condition d’âge, sans condition de ressources. Dès que vous percevez une pension (retraite de base, complémentaire (AGIRC-ARRCO, IRCANTEC), pension d’invalidité ou de réversion), l’abattement s’applique automatiquement lors de votre déclaration pré-remplie. Toutes les personnes retraitées en France en bénéficient, à quelques exceptions près.
Quelques revenus en sont exclus : l’ASPA (allocation de solidarité aux personnes âgées), les rentes d’accidents du travail et certaines allocations de veuvage. Les capitaux issus d’un Plan d’Épargne Retraite (PER) n’y ont pas droit non plus, contrairement aux sorties en rente viagère, qui suivent le régime des pensions.
Le tableau ci-dessous illustre l’impact de cet abattement sur le revenu imposable, en fonction du montant de pension annuelle. La lecture est simple : plus la pension est élevée, plus l’abattement en valeur absolue est important, jusqu’au plafond.
| Pension annuelle | Abattement 10 % | Revenu imposable | Tranche principale |
|---|---|---|---|
| 12 000 euros | 1 200 euros | 10 800 euros | 0 % |
| 18 000 | 1 800 euros | 16 200 euros | 11 % |
| 24 000 euros | 2 400 euros | 21 600 euros | 11 % |
| 40 000 euros | 4 000 euros | 36 000 euros | 30 % |
| 50 000 euros | 4 439 euros (plafond atteint) | 45 561 euros | 30 % |
Simulation réalisée avant autres déductions.
Au-delà de 44 390 euros de pensions annuelles par foyer, c’est le plafond de 4 439 euros qui s’applique, quel que soit le montant réel des pensions.
Ce qui change en 2026 : du pourcentage au forfait fixe
Le gouvernement avait inscrit dans le projet de loi de finances pour 2026 un article prévoyant de remplacer l’abattement proportionnel par un forfait de 2 000 euros par retraité. L’objectif affiché : dégager 1,2 milliard d’euros de recettes supplémentaires et mieux cibler les petites pensions. Une mesure présentée comme une simplification, mais dont les effets réels ont rapidement fait débat.
Pourquoi cette réforme n’a-t-elle pas tenu ? Parce que les chiffres parlaient d’eux-mêmes. Le rapporteur général du budget, Philippe Juvin, a chiffré à 39 % la part des pensionnés qui auraient été perdants, contre seulement 12 % de gagnants. La hausse d’impôts débutait dès 1 667 euros de pension mensuelle, touchant de plein fouet les classes moyennes de la retraite. Environ 500 000 personnes non imposables seraient aussi devenues redevables de l’impôt sur le revenu.
La suppression de l’abattement fiscal des retraités a donc été stoppée net par l’Assemblée nationale, avec un vote transpartisan inédit. Le Sénat avait tenté un compromis en maintenant les 10 % mais en abaissant le plafond à 3 000 euros. Cette piste n’a pas non plus été retenue lors de la navette parlementaire.
Résultat : l’abattement fiscal sur les retraites en 2026 reste identique à ce que vous avez connu les années précédentes, simplement revalorisé de 0,9 % pour suivre le barème de l’impôt sur le revenu. Moins de changement que prévu et c’est une bonne nouvelle.
Qui est concerné par ce changement fiscal ?
Retraités imposables vs non imposables
L’abattement de 10 % s’adresse à tous les retraités, qu’ils soient imposables ou non. Son impact concret dépend du revenu global du foyer. Un retraité dont le revenu imposable tombe sous 11 497 euros après abattement ne paie aucun impôt sur le revenu, il reste dans la tranche à 0 %. Un foyer dont les pensions cumulées atteignent 30 000 euros annuels verra son abattement de 3 000 euros s’imputer, avant application du barème progressif.
Autre point à surveiller dans votre lecture de l’avis d’imposition : le revenu fiscal de référence (RFR). L’abattement forfaitaire pour les retraités en 2026 le réduit mécaniquement, ce qui préserve l’accès à certaines aides sociales (APL, complémentaire santé solidaire) et maintient un taux de CSG réduit. La CSG s’applique selon trois paliers :
- Exonération totale sous 13 048 euros pour une part ;
- Taux réduit de 3,8 % jusqu’à 17 057 euros ;
- Taux normal au-delà.
Cas des couples et foyers avec plusieurs pensions
Pour un couple, le plafond de 4 439 euros s’applique au niveau du foyer fiscal global, toutes pensions confondues. Deux pensions de 20 000 euros chacune donnent un abattement de 4 000 euros. En deçà du plafond, l’abattement de 10 % joue à plein. Dès que le total dépasse 44 390 euros, c’est le montant plafonné qui s’applique.
L’abattement forfaitaire pour les retraités en 2026 prévu par l’article 157 bis du CGI fonctionne différemment : il s’applique par personne éligible et se calcule sur le revenu net global du foyer. Un couple dont les deux conjoints ont plus de 65 ans et des revenus modestes peut ainsi cumuler une déduction allant jusqu’à 5 640 euros, en plus des 10 % sur les pensions. Le tableau ci-dessous détaille les montants selon la situation du foyer.
| Revenus inférieurs à 17 667 euros | Revenus entre 17 667 euros et 28 423 euros | Revenus supérieurs à 28 423 euros | |
|---|---|---|---|
| Personne seule éligible | 2 820 euros | 1 411 euros | Non éligible |
| Couple, 1 éligible | 2 820 euros | 1 411 euros | Non éligible |
| Couple, 2 éligibles | 5 640 euros | 2 820 euros | Non éligible |
Conditions : avoir 65 ans au 31/12/2025 ou être titulaire d’une pension d’invalidité reconnue, et être domicilié fiscalement en France. Montants 2026 après revalorisation +0,9 %. Sources : article 157 bis du CGI, Direction générale des finances publiques.
Un contribuable de 70 ans avec un revenu global de 25 000 euros réglera 1 019 euros d’impôts en 2026 grâce à l’abattement de 1 411 euros dont il bénéficie, contre 1 244 euros sans ce dispositif, soit une baisse de 18 %. Une économie automatique que beaucoup de seniors ne savent pas qu’ils touchent.
Retraités avec pension complémentaire (AGIRC-ARRCO, IRCANTEC)
L’abattement de 10 % s’applique à l’ensemble des pensions : base, complémentaire, réversion, invalidité. Pour un cadre du privé percevant aussi une pension AGIRC-ARRCO en plus de sa retraite de base, les deux montants entrent dans le même calcul, soumis au plafond global de 4 439 euros par foyer.
La suppression de l’abattement fiscal des retraités aurait aussi pesé lourdement sur ces profils. Un retraité aisé avec 40 000 euros de pension annuelle aurait perdu 2 000 euros d’abattement, soit une hausse d’impôts de 600 euros pour ceux dans la tranche marginale à 30 %. Le maintien de l’abattement forfaitaire pour les retraités en 2026 les préserve de cette augmentation, et c’est loin d’être anecdotique sur un budget annuel.
Impact concret combien allez-vous payer en plus ou en moins ?
Rien ne change par rapport à 2025 sur le principe, c’est précisément la bonne nouvelle. La seule variation vient de la revalorisation de 0,9 % des plafonds, qui suit l’évolution du barème de l’impôt sur le revenu.
Trois situations concrètes pour y voir clair :
Un retraité seul de 68 ans avec 15 000 euros de pension annuelle et un revenu net global inférieur à 17 667 euros cumule les deux abattements : 1 500 euros au titre des 10 % sur sa pension, plus 2 820 euros au titre de l’article 157 bis. Son revenu imposable tombe à 10 680 euros, dans la tranche à 0 %. Il ne paie aucun impôt sur le revenu.
Un couple dont les deux conjoints ont plus de 65 ans, avec 28 000 euros de pension cumulée et un revenu net global entre 17 667 et 28 423 euros, bénéficie de 2 800 euros au titre des 10 % et de 2 822 euros au titre de l’article 157 bis. Le revenu imposable descend à 22 378 euros. L’abattement fiscal sur la retraite en 2026 leur offre une économie fiscale globale de plusieurs centaines d’euros.
Un retraité avec 50 000 euros de pension annuelle profite du plafond de 4 439 euros. Son revenu imposable reste à 45 561 euros, tranche à 30 %. Ses revenus dépassent le seuil de 28 423 euros : le second dispositif ne s’applique pas. Mais la suppression de l’abattement fiscal des retraités lui aurait coûté 2 439 euros d’abattement en moins — soit une hausse d’impôts de l’ordre de 730 euros.
Un piège à ne pas ignorer. Les pensions sont revalorisées pour suivre le prix de la vie, ce qui peut faire dépasser les plafonds de revenus de l’article 157 bis. Pour les foyers proches des seuils, une petite augmentation de pension peut entraîner la perte partielle ou totale de l’abattement spécial et parfois déclencher un palier de CSG plus élevé. Le gain de la revalorisation peut alors être entièrement effacé par la hausse des prélèvements. Une situation moins rare qu’on ne le croit en France, où les pensions ont progressé ces dernières années.
Comment se préparer à cette réforme fiscale ?
La situation fiscale de 2026 est favorable. Elle demande tout de même un minimum d’attention au moment de la déclaration de revenus.
Vérifiez votre déclaration pré-remplie. L’administration applique automatiquement les deux abattements, mais des erreurs d’enregistrement arrivent. Contrôlez les montants de pensions indiqués par vos caisses de retraite, aussi bien la base que la complémentaire.
Simulez avant de déclarer. Le simulateur impots.gouv.fr permet d’estimer votre impôt sur les revenus 2025 avant d’envoyer votre déclaration. La CAF et la MSA proposent aussi des outils gratuits pour vérifier votre accès aux aides sociales et à la complémentaire santé solidaire.
Anticipez les revenus exceptionnels. Un rachat partiel d’épargne, une plus-value immobilière ou un capital de PER perçu en 2025 peut faire basculer votre foyer dans une tranche supérieure ou dépasser les seuils de l’article 157 bis. Le mécanisme du quotient, prévu par la loi fiscale, permet d’étaler ces gains sur plusieurs années pour limiter la hausse d’impôts.
Cumulez les avantages disponibles. L’abattement fiscal sur la retraite en 2026 se combine avec d’autres mesures : réductions d’impôts pour dons, crédits d’impôt pour emploi à domicile ou travaux d’adaptation du logement, exonérations de taxe foncière pour les personnes âgées modestes, demi-part supplémentaire pour parent isolé.
Consultez votre centre des finances publiques en cas de doute : la démarche est gratuite et les agents accompagnent régulièrement les retraités dans la lecture de leur avis d’imposition.
Ce qu’il faut retenir de l’abattement forfaitaire pour les retraités en 2026
L’abattement forfaitaire pour les retraités en 2026 est maintenu ! Pour les 17 millions de retraités qui en bénéficient en France, c’est une stabilité bienvenue dans un contexte où les annonces budgétaires avaient semé l’inquiétude. La suppression de l’abattement fiscal des retraités n’aura pas eu lieu. Les plafonds progressent légèrement, le dispositif spécial pour les seniors modestes reste cumulable, et aucune démarche supplémentaire n’est requise. La seule vigilance à avoir concerne les effets de seuil liés aux revalorisations de pension : une vérification annuelle sur impots.gouv.fr reste la meilleure façon de ne pas payer plus que ce que vous devez.
Sources référentes :
Abattement fiscal des retraités : situation et enjeux 2026 : Meilleurtaux.com
Abattement fiscal retraités : avantages prévus en 2026 : Capretraite.fr
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L'abattement de 10 % est-il totalement supprimé en 2026 ?
Non. Contrairement aux projets initiaux du gouvernement, l’abattement de 10 % sur les pensions est intégralement préservé. La réforme qui prévoyait de le remplacer par un forfait fixe a été rejetée par l’Assemblée nationale, et le budget adopté en janvier 2026 confirme ce maintien. Les plafonds sont même légèrement revalorisés de +0,9 %. La suppression de l’abattement fiscal des retraités n’aura donc pas lieu en 2026.
La réforme s'applique-t-elle à toutes les pensions (base + complémentaire) ?
La réforme n’ayant pas été adoptée, la question ne se pose plus pour 2026. À titre informatif, l’abattement de 10 % actuel s’applique à l’ensemble des pensions : retraite de base, complémentaire (AGIRC-ARRCO, IRCANTEC), invalidité et réversion. Seules l’ASPA, les rentes d’accidents du travail et certaines allocations de veuvage en sont exclues.
Que faire si je suis en désaccord avec mon avis d'imposition ?
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